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 □ we might be hollow but we're brave.

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MessageSujet: Re: □ we might be hollow but we're brave.   Lun 16 Mar - 1:13


kiss this mouth made raw and thick from burning.
I’ve remade myself, a thing of fire.

♫ ♫ ♫

Il lâche un juron quand il manque de trébucher sur un carton laissé à l'abandon. Irs ? Sa voix résonne dans l'habitacle de leur nouvel appartement. Surement un peu trop grand, surement un peu trop vide - comme pour les éloigner encore un peu plus l'un de l'autre. Aucune réponse, il soupire. Où est-elle donc passée ? Un gouffre s'est creusé entre leurs cœurs et leurs esprits, il ne peut désormais plus décemment continuer à le nier, si bien que la distance physique lui est soudainement devenue ingérable. Il se rattrape à ce qu'il peut : sa proximité, même si elle n'est plus ce qu'elle était, le laisse entretenir l'illusion qu'ils demeurent les bons vieux Irs et Leo qui rien ni personne ne pouvait séparer. Les choses n'ont jamais véritablement été simples entre eux, mais il lui semble qu'elles n'ont jamais été aussi compliquées non plus. Il reconnait sa part de responsabilité. Comment ne pourrait-il pas ? Il l'a délibérément tenue à l'écart de tout une part de sa vie. Un acte entièrement conscient qu'il continue de croire comme étant justifié. Et elle, têtue comme elle est, s'obstine à penser que ses réticences découlent d'une quelconque incertitude quant à leur relation. Pire, il sait qu'il lui arrive de penser qu'il a honte d'elle, de ses origines. Ne le connait-elle pas mieux que ça ? Il soupire, à nouveau. La maisonnée est toujours aussi silencieuse. Les soleil, éternellement au rendez-vous, inonde le living de ses rayons dorés alors que leur chien ronfle doucement dans un coin, toujours aussi imperturbable. Il finit par s'impatienter et décide de se lancer à la recherche de sa fiancée à travers les nombreux méandres de l'appartement, qui resteront pour la plupart inoccupés. Un petit sourire s'esquisse sur ses traits quand il la trouve enfin dans ce qui leur sert de chambre à coucher. Te voila enfin ! Tu ne m'as pas entendu ? , dit-il, avec qualité faussement geignarde dans la voix. Dos à lui, la lumière naturelle se reflète dans sa chevelure rousse, donnant l'impression que celle-ci est en feu. Étrangement adéquat. Assise par terre, elle est visiblement entrain de vider le contenu d'une boîte. Il s'approche et se laisse glisser bruyamment à ses côtés, assis à sa droite, ses jambes tendus devant lui et son poids appuyé sur mains. Son regard vague sur l'ameublement éparse de la pièce avant de tomber sur le matelas à même leur sol qui leur sert de lit, le meuble n'étant pas encore arrivé. Tout ceci est sans espoir. On devrait engager quelqu'un pour le faire à notre place. Son ton est enjoué, un peu nonchalant, mais il n'empêche que son affirmation reste véridique. L’emménagement s’avère fatiguant, en plus que totalement à contre-coeur, et il pourrait trouver un million de choses qu'il préférerait faire. Ce qui est explique qu'il a sans doute passé plus de temps à geindre qu'à déballer. Il remarque finalement un album photo ouvert sur les genoux de sa compagne. Qu'est-ce que tu regardes ? Il se redresse et s'approche de plus près pour regarder au dessus de son épaule. Il les reconnait tous les deux, alors un peu plus jeunes, souriant à l'objectif. La photographie avait été prise par un ami peu de temps après qu'ils aient obtenu leur diplôme. Le souvenir est encore intact dans sa mémoire. Tu n'as pris la moindre ride, toujours aussi belle. Tu ne fais pas du tout ton âge. Toujours incertain de l'humeur d'Irene, il espère que celle-ci n'est pas au beau fixe, sa propre gaieté serait contagieuse et qu'elle irait de bon cœur avec lui. Il analyse le contenu du carton encore à moitié plein. Il attrape un autre album et tombe sur une photo de sa personne, datant du lycée, bien avant leur rencontre. Il fronce les sourcils. Si jamais il me prend à nouveau l'envie de laisser encore pousser les cheveux, rends-moi service et poignarde-moi dans l'oeil. Il tourne les pages, et se rend compte que l'album en question est rempli de photos de lui et de sa famille. Il soupire, certain que le sujet sera aussitôt abordé. Un moment ne peut passer sans que ça lui retombe dessus.

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MessageSujet: Re: □ we might be hollow but we're brave.   Lun 16 Mar - 15:44


Welcoming is not quite the word I would use. Il pouffa. Ce n'était pas non plus l'adjectif qu'il utiliserait pour les décrire. La famille Whitelaw est un nid à serpents dont l'environnement est toxique. Cat ne parvenait à s'y intégrer, il comprenait comment - les dynamiques qui les régissaient étaient pour le moins complexes, souvent basées sur de vieilles rancunes - et se dit que cela valait sans doute mieux ainsi. Avec un peu de chance, leurs parents reprendraient leurs esprits et mettraient un terme à cette comédie qu'ils appellent un mariage. For your sister, I guess it could be worse. We're avoiding each other. Il hoche vaguement la tête. Il avait aussi espéré tomber sur Ray, afin  que leurs retrouvailles ne se fassent pas devant Irene. Il craignait quelque peu la réaction de sa cadette qu'il n'avait pas vue depuis un bon moment. You do that, you avoid her. God knows that's what I do. She'll cope with it eventually. Well, probably. Il savait à quel point sa soeur pouvait se montrer imbuvable. Elle était sans doute celle parmi sa fratrie qui avait le plus mal pris l'addition de Carol et de sa fille à leur famille et elle faisait savoir à quiconque souhaitant l'entendre à quel point la situation lui déplaisait. You're making a hudge mistake if you think I was ok with all of this. I tried so many things to keep my mom away from that wedding. We were perfectly happy together in Los Angeles. And then your family ruined it. The disaprouval, is on both side. ... Relax, kitten. I didn't mean anything by it. We were perfectly happy not seeing each other for years but your mother ruined it. ... We have to be sure you and you mother aren't going to go running in the sunset with my father's money. ... Is it genetic, or you just can't shut up? You have an amazing mouth, but please, you could use it for others things that wouldn't make me wanna kill myself. ... Wait, what ?! ... You think my mouth is amazing ? Do you want to see it from upclose ? ... I could use it to do so many things, you have no idea. Things most people would find very enjoyable. I have a very skilled mouth.   ... You do realize how all those things you say sound, right ? If I didn't know any better, I'd think you're interested in me. ... Do you also like Will and Ed that much or is it some kind of special treatment just for me ? ... Well, since my father's not home, there isn't much for me to do here. Unless you want to me to stick around to use my amazing mouth, of course. ...

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MessageSujet: Re: □ we might be hollow but we're brave.   Mar 17 Mar - 18:51

Let's say you're special. I only like beautiful things though. I love fancy and attracting things. You can put it that way. Will and Ed are amateurs. Il s'était lancé en quête de réponses et se retrouvait finalement encore plus confus que jamais. Il s'esclaffa, de bon cœur, mais uniquement pour cacher les doutes qui commençaient à naître en son for intérieur. Que voulait-elle dire ? Avait-elle admis avoir de véritables sentiments pour lui, des sentiments qui dépasseraient leurs petits jeux, ou son imagination lui jouait-elle des tours ? Il ne savait que faire de ses dires. Il pouvait la voir battre des cils, mettre ses courbes en valeur, se mordre la lèvre en posant son regard de braise sur lui. Les signes étaient immanquables, Cat ne faisait jamais dans la subtilité, et si cela avait n'importe qui d'autre il aurait été certain de se faire aguicher. Mais c'était Cat, et ça n'avait pas le moindre sens. Elle ne pouvait pas être sérieuse. Elle voulait simplement le pousser à bout. Are you okay, kitten ? You look like you're having a seizure , dit-il avec ce sourire carnassier qui lui est si typique. Il ne changeait que la graine de l'incertitude avait été semée dans son esprit, et celle-ci commençait déjà à germer. Le pire de tout ça, c'était qu'il n'était pas sûr de totalement détester  ses attentions. Il était fiancé, sur le point de promettre à la femme qu'il aime que son amour pour elle demeurera jusqu'à son dernier souffle : il devrait rester parfaitement indifférent aux avances d'une jeune fille, surtout si celle-ci se trouvait être sa nouvelle demi-sœur. Était-ce juste l'impression de plaire quand il pouvait sentir Irene glisser entre ses doigts, leur couple ne tenant plus qu'à quelques fils ? Sans parler de l'aspect éthiquement infâme : son père et la mère de Cat étaient mariés. Tout ceci semblait inapproprié dans tous les sens imaginables. Il avait toujours être absolument, indéniablement, clairement certain. Certain de qui il était, certain de la route qu'il voulait et allait prendre, certain de ses opinions et d'où il se positionnait, certains de ses sentiments. Il perdait le contrôle de sa propre vie et détestait ça. Il se dit qu'il était temps pour lui de s'en aller, il n'avait vraiment plus rien à faire là et il avait définitivement besoin de s'éclaircir les idées. Il s'éloigne, certain d'avoir d'avoir gagné la bataille, au moins pour la journée. Après tout, que pourrait-elle répondre à ses précédentes provocations ? Il avait tort. Actually, what about what I can do with my mouth? Il s'arrêta net dans entrebâillement de la porte. Il se retourne et elle plonge directement son regard dans les siens. Dans ses yeux, il voit des choses qu'il ne devrait sans doute pas voir. Tout cela aurait surement passé sans le moindre accrochage, si ça n'avait pas été pour les phrases qu'elle lui lança juste après. Because let's face it, you're too coward to do anything. You speak but you never do. Leo the chicken. Elle s'était approchée, ses boucles brunes retombant sur ses épaules, le soleil réfléchi sur son visage. Elle savait exactement ce qu'elle faisait et la réaction précise qu'il aurait face à ces propos. Il s'était fait prendre dans son propre jeu. Il s'approche d'elle, réduisit les quelques mètres qui les séparaient à néant. Dans un geste infiniment tendre, il plaça une mèche de ses derrière son oreille, laissant ses doigts effleurer la soie de sa joue. Sa main glissa ensuite vers l'arrière de son cou et y trouve repos, appliquant une douce pression sur sa peau. Ses yeux - d'un bleu profond mais brumeux, comme l’océan à l'approche d'une tempête, rencontrèrent les siens - une pointe de vert, une pointe d'ocre, et une pointe de quelque chose de plus chaud. Il pouvait sentir son pouls s'accélérer, raisonner presque douloureusement dans son crâne. Leurs visages étaient si proches maintenant qu'ils partageaient le même air. Et puis, juste avant le moment fatidique où leur lèvres allaient se toucher, il dévia vers l'oreille de la jeune fille. Sorry, sis. Maybe in another lifetime. Il reprit aussitôt ses distances. Il était allé suffisamment loin pour le sentir sur sa conscience, mais n'a pas commis l'irréparable. Jamais. Il ne pourrait jamais rien faire de tel. Ces moments de confusion ne seraient pas que passagers, il l'espéraient. Il valait mieux en finir rapidement avec cette histoire et retourner à son quotidien, parfaitement morose mais parfaitement sous contrôle. Et il se dit qu'il était temps d'arrêter de jouer avec le feu, avant de réellement se brûler les ailes. I guess I'll see you tonight at the party , dit-il, cette fois beaucoup plus sèchement, aux antipodes des tons auxquels il l'avait habituée. Et ainsi, il passa finalement le pas de la porte.

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MessageSujet: Re: □ we might be hollow but we're brave.   Mer 18 Mar - 15:17

« Enchantée Irene, cela fait longtemps que Leonard n'a pas apporter d'amie ici. En fait, cela fait longtemps qu'il n'est pas venue ici tout simplement. » Il fronce les sourcils à la mention de son prénom en entier. Et puis, il se contente d'encaisser, rien d'inattendu. Quelque chose dans la voix de sa soeur lui rappelle où il est exactement. Son moment de faiblesse était. Il se tourne vers sa compagne.   On se demande pourquoi je ne rends pas visite plus souvent quand une sœur aussi charmante que Raymona m'attend à la maison, n'est-ce pas ? , dit-il d'un ton faussement enjoué, le sarcasme dégoulinant de tous ses pores. C'est ce moment que Cat choisi pour les interrompre, et si Ray est la première de sa liste de personne à éviter, elle est sans le moindre doute la seconde. Leo, est-ce-que je pourrais te parler quelques minutes? Elle lui tend un verre de vin qui lui vaut un regard suspicieux, mais il l'accepte tout de même. Ça ne peut pas attendre ? Ses yeux insistants lui répondent que non, elle devait lui parler maintenant. Il soupire. Il est loin d'être désireux de se retrouver seul en sa compagnie, mais il présume que cela valait mieux : une scène devant Irene est la dernière chose dont il a besoin. Il se tourne vers Irene et attrape sa main sur laquelle il applique une pression qu'il veut rassurante, honnêtement désolé. Je reviens dans une seconde. Toutes mes excuses, je me rachèterai. Pour tout. Il pose un baiser rapide sur sa joue, conscient des regards, et lui lance un dernier regard implorant avant de suivre Cat. Et bien. Il soupire et pose son verre sur la plateau d'un serveur qui passait par là. L'appel de la perdition dans l'alcool est fort, mais il préfère garder ses idées claires. Pour l'instant, du moins. Je te dois des excuses. Mon comportement ce matin était déplacé. Ça ne se reproduira plus. , dit-il en évitant le regard de la jeune fille, avant de dévier le sien vers l'endroit où Irene est restée.
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MessageSujet: Re: □ we might be hollow but we're brave.   Mer 18 Mar - 20:42

« L'album de notre histoire. » Son attention est vite ramenée sur l'album en question, sur lequel il pose un regard curieux. C'est tout elle, ça. Il pourrait presque la voir le confectionner avec soin, prennent cette mine concentrée qu'il aime tant. « C'est la première fois que je le vois. » Il sourit, espérant pouvoir lui donner de quoi remplir des dizaines d'autres et plus encore, une collection infinie de souvenirs figés à jamais qu'elle pourrait ainsi chérir. Ça fait un moment déjà, que c'est ce qu'il désire. Il fronce les sourcils quand elle ébouriffe ses cheveux. « Je crois apercevoir un cheveu gris, ici. Pas que me marier avec un Clooney me déplairait, mais il me semble avoir dit oui à un Whitelaw. » Il attrape sa tignasse de façon théâtrale, feignant la consternation la plus totale. « Un cheveux gris ?! Où ça ?! » Ces petits moment d'espièglerie lui ont manqué. L'espace d'un instant, il retourne à une époque où tous les soucis qui les accaparent n'existent pas encore. Leurs préoccupations alors semblent insignifiantes comparées à celles d'aujourd'hui, quand elles signifiaient le monde à ce moment-là. Finalement, rien n'est insurmontable. Ils peuvent le faire. « Eh bien, tout le monde ne connait pas les secrets de la jeunesse éternelle, chère future madame Whitelaw. Ça pourrait être pire, au moins ils sont encore fermement accrochés à mon crâne. Pour l'instant en tous cas. » Il refuse de penser à leurs tracas, aux non-dits qui pèsent sur sa conscience, au moins présentement. Il préfère s’accrocher fermement à ces petits moments, ceux qui lui donne l'espoir qu'ils se sortiront enfin de cette impasse. Et s'il y avait un côté positif à cet emménagement à Belmont Springs, c'est bien leur nouvelle fréquence, elle-même surement due au temps qu'ils passent ensemble. Des instants précieux qu'il se doit d'apprécier à leur juste valeur, car probablement de courte durée. Bientôt, il reprendra le travail, un chantier massif, le plus important de sa carrière, qui lui promet une montée en flèche si correctement mené. Un projet ambitieux, peut-être un peu au-dessus de ses cordes, qui demandera sans doute une tonne de travail. Le retour vers la monotonie de leur quotidien à Los Angeles l'effraie. Il ne peut laisser sa profession prendre le dessus sur sa vie professionnelle, il n'a jamais été cette personne et refuse de le devenir maintenant. « J'aime bien trop me savoir regardée de tes yeux pour te priver partiellement de ta vue. » Il a beau courir, la réalité finit toujours par le rattraper. Il a été si facile pour lui de se perdre dans le moment présent, jusqu'à totalement ignorer l'existence du lendemain. Désormais, cela semble impossible. Probablement le prix à payer pour ce gain en maturité, mais cela n'empêche qu'il adorerait revenir à cet état d'inconscience. « Je te remercie, il est toujours agréable de savoir à quel point on est apprécié. », dit-il, quelque peu ailleurs. Les souvenirs d'une enfance qu'il ne s'autorise que rarement de se remémorer défilent alors sous ses yeux, ramenant à la surface de vieux sentiments fort enfouis. Cela fait longtemps qu'il n'a pensé à sa défunte mère, celle dont il ne se souvient tristement pas. « Elle a un petit air d'Alice, celle-ci. » Une photographie d'une blondinette qui ne peut être d'autre que sa sœur cadette, seulement douce et fragile en apparence. « Ray ? Elle serait plutôt comparable à la Reine de Cœur. Et je serais le prochain condamné à la guillotine. » Son ton enjoué cache une tristesse qu'il refuse d'avouer et une culpabilité qui le ronge encore. Ils avaient une excellente relation, qui s'est effritée avec le temps pour être maintenant réduite à néant, la dégradation ayant été déclenché par son départ que sa cadette considère toujours comme un abandon pur et simple. Elle a pourtant toujours connus ses sentiments quant à l'environnement toxique de leur famille. Jamais il ne lui avait caché ses envies d'évasions, ce besoin irrépressible d’échapper au contrôle de leur père. Comment peut-elle lui en vouloir autant ? Comment peut-elle être aussi égoïste ? Il chasse ces pensées au loin, sa complicité avec Ray s'est envolée depuis longtemps et il n'existe rien qu'il puisse faire pour retrouver ce qui a été perdu il y a si longtemps déjà. Sa relation avec Irene, ça, il peut arranger. Il peut encore les sauver. « Est-ce qu'elle a connu le Pays des Merveilles, elle aussi ? » Il baisse les yeux sur sa fiancée jouant avec les boutons de sa chemise. Il n'y a jamais eu de place pour le doute quant à ses sentiments à son égard, il peut les sentir brûler, illuminer son être de l'intérieur. Son bras entoure sa taille, l'attirant plus près, avant de basculer en arrière jusqu'à se coucher totalement sur le sol. « Pas autant que nous, de toute évidence. » Il pose un baiser tendre sur la tête rousse de la jeune femme, lovée sur son torse. Finalement, il ferme les yeux, apprécie le moment de quiétude avant que le sujet qui fâche ne soit abordé. S'il aurait préféré, un fois de plus, trouver une parade pour que la discussion soit remise à plus tard, il ne peut nier que si Irene devait rencontrer les Whitelaw, il vaudrait mieux qu'elle sache à quoi s'attendre. Il ne peut plus se permettre de courir maintenant. « Je n'ai plus très envie de sortir, finalement. Ma coiffure est fichue de toutes façons. » Il rit doucement, faisant référence au moment ou elle passé sa main dans ses cheveux. Assez ironiquement, puisqu'il se donne rarement le courage de les dompter hors des rendez-vous professionnels et aujourd'hui n'a pas été une exception à la règle. La première partie a été véridique, toutefois. « Et puis, on est bien ici, non ? » Il se sent en effet bien, si bien qu'il a perdu tout envie de bouger. « Tu sais où on serait mieux encore ? Los Angeles. Ce n'est pas encore trop tard. On peut toujours rentrer à la maison. » Une dernière tentative désespérée. L'avis de sa famille n'a aucune importance à ses yeux et ses ambitions professionnels ne l'empêcheront pas d'éloigner Irene des Whitelaw s'il le peut.
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